L’histoire jamais racontée de la Compagnie Sucrière Sénégalaise – Interview exclusive avec le DG

Il était une fois, dans le nord d’un pays appelé Sénégal, un fleuve qui coulait avec paresse au milieu de la brousse, ou du désert devrait-on dire…Au hasard de ses méandres posés par malice, quelques villages s’assoupissaient sous le soleil. C’était de petits villages de pêcheurs et de paysans qui s’entêtaient à survivre au gré des caprices du fleuve et de ses crues.

Dans une interview accordée à Canal Afrique Economie, le Directeur général de la Compagnie Sucrière Sénégalaise est revenue sur la naissance de cette société qui emploie environ 8 000 personnes en période de campagne sucrière.

 La CSS, ce sont ses terres à Richard Toll et ses paysans. Vos cultivateurs, se sentent-ils impliqués dans votre compagnie ? Connaissent-ils l’impact réel d’une telle usine et de ses activités sur le quotidien des Sénégalais ?

Le rapport entre la CSS et les paysans repose essentiellement sur la confiance mutuelle. Il paraît évident qu’on ne peut pas parler de l’émergence d’entreprise sans parler de développement. Les deux vont de pair, du moins nous avons un rapport de confiance très étroit. Ceci amène à dire que, disposer d’une unité agro-industrielle solide et compétitive est le chemin le plus privilégié, pour ne pas dire l’unique, pour accéder au développement.

Sur la rareté du poisson, le Directeur général propose une solution alternative pour les pêcheurs qui veulent se reconvertir dans un autre domaine. A cette question, des actions sont en cours de réalisations :

La vallée regroupe les agriculteurs et les pécheurs. A cause de la rareté du poisson, les pêcheurs se reconvertissent dans l’agriculture. Pourtant, l’aquaculture pourrait être une alternative pour l’autosuffisance en poisson. Seriez- vous ouvert à un véritable partenariat avec l’Agence Nationale de l’aquaculture (ANA) pour répondre aux besoins alimentaires de la population ?

Effectivement, des années de pêches sauvages dans nos plans et cours d’eau ont amené à une raréfaction des prises. Beaucoup de pêcheurs se trouvent démunis face à cette situation et pensent de plus en plus à abandonner ce métier. L’aquaculture pourrait être une solution viable dans cette zone. L’agence Nationale de l’Aquaculture travaille avec la CSS depuis des années pour créer un potentiel avec en ligne de mire aussi la lutte biologique contre l’enherbement des berges des plans d’eau avec des espèces herbivores de poissons. Des résultats probants ont été obtenus. La CSS a aidé quelques retraités à aménager des bassins de pisciculture. Récemment, nous avons reçu la visite de la DG de l’ANA pour trouver les axes d’un renforcement de ce partenariat et inciter le maximum de personnes à s’investir dans cette activité très rentable et porteuse.

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