Invité lundi matin de France Inter , le ministre de l’Economie a rappelé que le prêt de l’Etat à la compagnie aérienne était conditionné à des engagements écologiques.

La Commission européenne a autorisé lundi 4 mai la France à octroyer un soutien de 7 milliards d’euros à Air France pour affronter les conséquences de la crise du coronavirus. Un plan accordé à la condition que la compagnie « devienne la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement de la planète » , a rappelé sur France Inter le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Ca passe notamment « par des suppressions de lignes intérieures, et très franchement, quand on peut faire le trajet en train en moins de 2h30, l’avion ne se justifie pas » , a-t-il ajouté.

Le locataire de Bercy veut « se servir de cette crise pour réinventer notre modèle de développement économique et faire en sorte qu’il soit plus respectueux de l’environnement », et pour lui « il est évident qu’aujourd’hui un certain nombre de lignes aériennes intérieures ne se justifient plus ». 

S’il ne donne pas le nombre de lignes qui pourraient être concernées, M. Le Maire a pris l’exemple d’un Bordeaux-Paris, qui se justifie uniquement « si vous rejoignez le hub de Paris, pour faire ensuite un déplacement international, un vol transatlantique ou un vol vers l’Asie. Mais dans tous les autres cas de figure, si c’est pour gagner uniquement une heure (par rapport au train) que vous risquez d’ailleurs de perdre dans les transports pour aller à l’aéroport, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Le coût en termes d’émissions de carbone est trop élevé ».

Pour le ministre, ces suppressions ne doivent pas être « une mesure de transition, ça doit être une mesure définitive » et il s’engage à « discuter avec les élus locaux, regarder comment est-ce qu’il peut y avoir des compensations économiques, ce que ça représente en termes d’emplois ».


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